Insights / Cibles
///////// Crazyberry
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23-04-2008
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Encore un vilain néologisme pour désigner une population qui devient de plus en plus accro  depuis 2006 et l’arrivée de ces petits appareils : les Blackberry. 

Mini plateforme qui ajoutent aux fonctions « classiques » d’un téléphone portable la possibilité de recevoir ses mails et d’en envoyer partout et tout le temps, les Blackberry ont provoqué dès leur apparition aux Etats-Unis une véritable inquiétude, car il semble qu’ils génèrent fréquemment une très forte addiction chez les utilisateurs… et les autorités américaines ont pris le risque très au sérieux, classant même le « Crackberry » au rang de drogue à accoutumance immédiate !

 

La preuve en images et en humour :

 

 

 

Quoique la controverse se soit un peu calmée depuis (les Blackberry ont failli être interdits aux Etats-Unis par une vague de procès successifs), les accros, eux, se multiplient. Ils prolongent ainsi leur fantasme de la « connexion permanente » : être toujours en ligne, se confondre avec son être virtuel pour atteindre l’ubiquité (j’entends Freud qui rigole)… 

Et comme pour toutes les addictions dont nous souffrons, malheureux métropolitains que nous sommes, il existe déjà des cures ! Depuis 2006, les accros du BlackBerry peuvent par exemple tenter une « rehab » lorsqu'ils sont de passage à Chicago. Un directeur d'hôtel de la ville propose en effet à tous les clients qui le désirent de garder sous clé leur appareil pendant leur séjour.

Rick Ueno, le gérant de l'hôtel Sheraton, affirme que le programme, qui a débuté mercredi, est né de sa propre expérience d'accro à son BlackBerry, qu'il a récemment troqué pour un téléphone portable classique en signe de rémission.

"J'étais complètement accro à mon BlackBerry. J'étais complètement obsédé par mes e-mails, matin, midi et soir. A un moment donné, j'ai commencé à penser que ce n'était plus sain... et j'ai décidé de me soigner", a-t-il raconté à Reuters. 

J’en connais qui vont se cotiser pour payer un aller retour Chicago à leur collaborateur… 

Plus sérieusement, qu’est ce qui caractérise cette cible ?

On peut parier sans trop de risque que les personnes sujettes à cette addiction manifestent un désir de maîtrise, une volonté de garder en permanence le contrôle sur leur vie professionnelle et personnelle. On peut également en déduire que ces personnes ont une conception du temps « non –classique », puisqu’il n’existe pas pour elles de division entre un temps privé et un temps public. 

Et ça, c’est opérationnel pour les marques. Un exemple : on sait maintenant très bien que le choix du moment de la journée approprié pour diffuser un emailing est très important (réceptivité oblige). Et ces Crazyberry qui sont susceptibles de lire leur mail devant la télé en grignotant, ou encore dans le train avec leur petite famille, ont probablement une notion de l’intrusif bien à eux. Les perspectives d’interaction multiplateformes et d’optimisation du contexte de réception en général sont donc très larges…

 

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