Le 8 mars à Lille, multiplex UGC de la rue Béthune. 5 salles, le même programme à 10 minutes d’intervalle. Bienvenue chez les Ch’tis. Il y a foule. Je courre à la borne automatique et prends mes 2 places. Heureuse, on m’avait dit que je n’y arriverai pas vue l’ampleur du phénomène. Et une fois à l’intérieur, l’étonnement continue. Un public d’une hétérogénéité frappante : des hommes et des femmes de 1 à 77 ans. Tous différents, du wech wech à ma grand-mère, en passant par mon père et mes amis. Un spectacle ? Plus que ça. Il y en a partout. Ma voisine qui commente fort en mangeant son pop corn avec un accent à être tout droit sortie du film, la gamine à côté qui a envie de faire pipi et qui fait sortir deux fois sa mère, ces deux filles qui se lèvent, se dirigent vers la sortie et puis non, se rassoient. Et puis ce brouhaha permanent, pas celui du film, celui de la salle. On m’avait prévenu, mais je ne m’attendais pas à ça. Finalement, on sort plutôt conquis. On a rit, on a commenté. On sort et on mange à Quick avec toute la salle qui nous a suivi ou le contraire. Tous ensemble pour une même cause. Faire tout, tous ensemble. C’est vraiment ça le Nord. Le film ne ment pas. Tous ensembles ? Avec le bien inspiré Dany Boon, Daniel Hamidou de son vrai nom et le bien porté Kad Merad, Kaddour Merad de son vrai nom, il y a peut être une morale à tout cela. Un fils d’algérien et un franco-algérien pour la défense des valeurs chtimi, dans la nostalgie d’une époque qu’ils n’ont pas tous les deux connue. Une belle preuve de diversité intégrée qui ne se revendique ni ne s’exhibe. Elle se vit. Au-delà des identités et des territoires. Le « tous ensemble » sonne juste. Comme quoi avec de la gentillesse, de la tolérance et un peu d’humour et de la sincérité, on fait facilement tomber les barrières. A bon entendeur… |
Je ne suis pas certain que le prix so...
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