| Dans la foultitude de procédés graphiques plus ou moins innovants qui naissent ou renaissent chaque jour en publicité, le collage occupe une bonne place. Le principe est simple, presque enfantin. Par la combinaison d’éléments séparés de toute nature (extraits de journaux, papier peints, objets divers…) l’artiste parvient à l’unité par juxtaposition progressive de morceaux, de tranches, de bouts. Un travail de longue haleine donc, en couches successives pour aboutir au résultat. L’intérêt majeur réside dans l’abolition de la différence entre peinture et sculpture et la création d’un relief inédit dans la combinaison des deux arts.
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Loin d’être une nouveauté puisque présent dans tous les courants artistiques du début du XXème siècle cubisme (Picasso, Braque, Gris…), dadaïsme (Duchamp, Picabia, Tzara…) et surréalisme (Ernst, Miro, Breton…), le collage refait surface en trombe en 2008. Pourquoi un tel engouement? Parce qu’avec le collage c’est une nouvelle vision du monde qui est proposée, démontée et remontée sous nos yeux, faisant appel aussi bien à la vue qu’au toucher. Une remise en cause de notre perception de la réalité. Parce que l’indicible tout à coup peut prendre forme, sans contrainte de spatialité ou de perspective. Dans cette grande tentative de rapprocher l’art de la vie, dans cet qu’elle a de rugueux et d’aléatoire parfois, le collage est l’alternative idéale. Non seulement il permet d’illustrer l’accumulation mais c’est aussi un moyen d’accéder aux univers décalés et ludiques, si difficiles à représenter. Avec ses faibles coûts de production, c’est un procédé facile d’accès, utilisé à toutes les sauces, quitte à lasser, ou voir ses utilisateurs accusés de plagiat, comme ce fut le cas pour SFR. Des pionniers contemporains, on retient Terry Gilliam et les Monthy Python qui usèrent et abusèrent du collage pour en faire leur marque de fabrication. Plus récemment, c’est SFR ou Leclerc qui collent, pour sortir des sentiers battus, dans une brèche pas encore tout à fait comblée. Dans notre société où l’idée de patchwork est tout à fait admise et même plébiscitée, il est normal que le collage s’impose. Assortiment de sucré-salé en cuisine, mix de moderne et de vintage en mode ou décoration d’intérieure, tout laisse penser que nous aimons combiner des éléments différents qui ne prennent leur sens qu’une fois tous ensembles.
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Je partage votre enthousiasme ! Un g...
Pour un espoir mondialement partagé, ...
C'est le risque dans notre société d'...
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